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Manigances fascistes à Elektriky

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    TERRITOIRE DE L'ÉTAT PROVISOIRE POPULAIRE DU SUD-OUEST DU CONTINENT NORD dit SUD-OUEST DÉMOCRATIQUE Index du Forum -> MÉTROPOLE -> 01 KEITORBRA district (Extrême Nord) -> Elektriky
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Ludek Synecký
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MessagePosté le: Mar 8 Aoû - 20:28:56 (2017)    Sujet du message: Manigances fascistes à Elektriky Répondre en citant

Alors que la défaite finale se profilait, Ludek avait souvent dit à ses hommes que si la guerre avait été rude, la paix serait plus dure encore... Toutefois, cet adage était vrai pour la majorité des hommes, mais pas pour ceux de la qualité de Lubek.

Comme promis par le docteur, la fièvre était subitement tombé rendant à notre homme les idées claires. Débarrassé de ce handicap, Ludek avait pu sérieusement se mettre au travail.

Dans un premier temps, il avait pensé à lui. Il s'était présenté dans un poste militaire à Elektriky. Brodant sur un héroïque passé de résistant, il avait embobiné le recruteur. Ce dernier, séduit par la prestance militaire et l'aura de l'ex-officier, s'était laissé prendre. Lubek était sorti de son bureau avec le grade de commandant. Ce titre un peu fourre-tout dans l'armée rouge lui donnait une notabilité, même si Lubek ne savait pas exactement quel type d'unité il commandait, à vrai dire, le recruteur lui-même, l'ignorait sans doute. Qu'importe, cet uniforme, rouge comme la honte, effaçait son passé fasciste.

Dans un second temps, Ludek était allé "ramasser" ses hommes. Comme lui auparavant, ils erraient démobilisés, épuisés physiquement et psychologiquement. Notre homme les saisit alors qu'ils glissaient vers une vie de non-sens. Grâce à ses relations, il les fit soigner et les introduit dans l'armée rouge. Il leur parla à nouveau du "grand rêve fasciste." A ces hommes vaincus, il promit la victoire et la gloire, aux épuisés, il promit le repos, aux soldats, il promit de leur rendre leur drapeau, à toutes ces âmes perdues, il promit un chef : lui.

Au bout d'une petite semaine, gravitait autour de lui sept de ses anciens soldats. Regonflés à bloc et fascinés, ils se regroupaient autour du chef qui leur avaient tout rendus.

L'aura de Ludek avait aussi une certaine force sur les "vrais" rouges. Assez rapidement, il eut le commandement de ce qui devait être une compagnie et la propriété d'une petite résidence où il casa ses fidèles.

Pour le reste, il ne se mêlait guère de politique. Vilipendant les impérialistes qui voulaient relancer la guerre civile, il débitait la verbiage merksiste à ses supérieurs et à ceux qui comptait ... mais à ses hommes, il tenait un discours authentique.

A bien des égards, l'ex-capitaine se comportait en bon officier. Il assurait l'ordre, s'assumait fièrement acommunautaire, et donnait tous les gages de l'officier zélé et discipliné.

    


Dernière édition par Ludek Synecký le Ven 11 Aoû - 16:01:31 (2017); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 8 Aoû - 20:28:56 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Ludek Synecký
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Inscrit le: 05 Aoû 2017
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Origine ethnique: Zadmrien (ou Moderne)

MessagePosté le: Mer 9 Aoû - 17:43:59 (2017)    Sujet du message: Manigances fascistes à Elektriky Répondre en citant

Ludek soupira. Quel métier insupportable ... ! En qualité de commandant, notre homme devait rendre la justice. Se faisant, il recevait quotidiennement des dizaines de citoyens plaignants. Entendre leurs petites plaintes mesquines ennuyaient profondément l'homme d'action qu'était Lubek. Pour autant, cela était nécessaire, puisque cela lui permettait de se constituer un réseau. L'officier favorisait les puissants, et renvoyait les mains vides les "sauvages", sauf quand ils partaient avec un passage à tabac en règle par ses hommes. Les merksistes n'étaient pas les derniers à se livrer à ce genre de "ratonnade", et cela était vaguement toléré dans l'armée des rouges.

Lubek soupira bruyamment. Il avait hâte de quitter son bureau et de rejoindre sa maîtresse, une belle fille qu'il avait "généreusement" arrachée à la rue. Avant cela, il était obligé d'assurer ce stupide travail de fonctionnaire stupide. Qu'elle était longue la route du pouvoir !

Attendant le plaignant suivant, notre homme lisait le journal et les rapports de l'armée. Les blancs s'agitaient. Ces idiots étaient en regard d'un siècle et d'une guerre, toutefois, on aurait besoin d'eux, ils représentaient la principale force conservatrice du pays. Dès qu'il aurait pris la tête du mouvement crypto-fasciste, Lubek veillerait à se les annexer !

   


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Convictine
Merksiste

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Nationalité: Territorien (= de ce pays)
Citoyenneté: Citoyen
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MessagePosté le: Mar 15 Aoû - 14:30:20 (2017)    Sujet du message: Manigances fascistes à Elektriky Répondre en citant

Au fait, quel historien, déjà, avait écrit que les Territoriens avaient définitivement rejeté le fascisme ? Simplification sans doute, toujours est-il que la population se souvenait des crimes de la Phalange comme les plus affreux, bien que les autres forces ne fussent pas en reste durant la si terrible guerre civile.

Il ne fallait pas être trop stratège pour prédire aussi qu'avec l'aide du Valdisky, le S.O.D. viendrait tôt ou tard à bout des "ennemis du peuple". Le matériel de propagande, les conseillers, l'aide économique devant bientôt arriver du "pays frère", tout risquait bientôt d'asseoir la victoire des merksistes.

Les fascistes les moins scrupuleux, ou les plus avisés, c'est selon, avaient osé tourner leur veste. Au pire, ils tentaient de former un courant stallonien en valorisant par ex. la figure sombrement charismatique de Brouillardine. Le stallonisme, au delà de l'image musclé et mitraillante du leader, se voulait certes classiquement une sorte de nationalisme anti-individualiste instaurant une relation directe et spectaculaire entre le chef et la population le plébiscitant, ce qui réduirait à bien peu de chose le pouvoir du parti. Brouillardine ne pouvait guère être que le leader par défaut d'un tel mouvement qui en réalité attendait son véritable tribun.

D'autres tentaient de former dans la taïga liesse-rougeoise (district 03) une guerilla admyrienne, et en effet le terrain semi-montagneux et entouré de lignes de démarcations encore mal défendues s'y prêtait, encore y fallait-il un leader également.

D'autres encore voulaient reformer un parti centuryonnais oeuvrant à l'indépendance du district keitorbrien, sachant que beaucoup d'habitants du Nord étaient d'une telle origine, à commencer par les Hodésiens du district keitorbrien.

Ludek, de par sa position, était au courant de pas mal de choses, telles que celles qui viennent d'être évoquées, et outre les trafics et exfiltrations vers le Kolozistan, l'édification de la nouvelle cité secrète de M'Toundra, les légendes minuites sur la puissance conférée par un trône sacré situé sur la Montagne de Saphirs, et les fausses statistiques remplies par les mines quasiment au chômage technique de tout le district.

Quant aux recrues de Syneckŷ, l'armée commença de les affecter à diverses missions prévues d'avance : partir pour défendre Eddyville et "s'illustrer glorieusement au combat" ; intégrer les Forces Frontières pour le renfort des lignes de démarcation du district ; encadrer la construction de M'Toundra ; partir en quête des tribus nomades du Keitorbra.

L'une des missions de l'armée était d'appuyer (y compris par des exécutions sommaires) les réquisitions des réserves de nourriture (graisses animales et viandes congelées détenues par les populations locales), voire même les troupeaux de chèvres des Hodésiens et des métis (appelés Publicains). Qui voulait remplir les quotas de ces réquisitions provoquait la famine des malheureux. D'où parfois les violences exercées par le parti et par l'armée sur les populations locales prêtes souvent à se venger. Mais, en ces temps de terreur, refuser la discipline du parti ou de l'armée, c'était se faire exclure et disparaître, ou encore subir les affres d'un procès public aussi vulgaire que barbare.

Si on ne voulait aucune "poisse", il fallait tout simplement faire au mieux son "boulot", fût-il absurde, et se taire. Les ordres venaient d'en haut, sans rapport avec la situation réelle, mais il valait toujours mieux y obéir, même s'il fallait pour cela renseigner de manière illusoire les formulaires tout en craignant pour sa vie.

En ces temps instables et troublés, on pouvait facilement passer pour traître, que ce soit aux yeux du parti ou de quelque faction "ennemie du peuple", chacun voyant mal qu'on pût en même temps collaborer avec le parti et servir d'autres objectifs. Les tensions sociales exacerbées par les réquisitions et la terreur semblaient rendre nécessaire de choisir un jour ou l'autre son camp.

En outre le SSE avait commencé à recruter des agents de terrain, notamment parmi les anciens fascistes, et les primes, comparativement importantes, payées par le SSE, constituaient un avantage évident pour conforter le pouvoir en place, bien moins pour les groupes en rébellion ouverte contre lui.

Mais si l'on ajoutait à cela le fait que Ludek était suivi et surveillé, on peut voir dans tout cela une tentative précoce de reprise en main par le SSE. Cela pouvait signifier que quelqu'un l'avait dénoncé dans le cadre d'une enquête peut-être plus large. Le parti devait craindre avec raison le risque élevé de formation d'un réseau local contre-révolutionnaire aussi vaste que puissant.

Peut-être qu'une des recrues de Syneckŷ, trop mise en confiance au sein de son unité d'anciens phalangistes, avait manqué de discrétion? Au sein de l'armée, ici ou là, certains extrémistes, mis un peu trop en confiance peut-être par des commandants peu vigilants ou trop complices, voulaient peut-être malheureusement croire qu'ils étaient libres de reconstituer des fractions, et de restaurer des fêtes, des symboles, de raconter leurs souvenirs d'avant leur incorporation merksiste, voire d'entretenir des relations et discours fondamentalement contraires à l'idéologie merksiste.

Il est vrai que, pour le pouvoir merksiste, il était de la plus haute importance de veiller à la fidélité au moins merksiste des corps d'armée et de partisans. Le pouvoir était conscient que sa propre stabilité serait assurée par l'unité de l'armée et donc un socle idéologique minimal commun. On éviterait ainsi les dissensions entre militaires qui sont le fait des régimes à
pronunciamentos (dits aussi à putschs ou golpes). On était loin, évidemment de l'exigence que l'armée fût fidèle à Convictine ou à telle autre haute figure du pouvoir, mais on était sensible à ce que les gens en arme soient fidèles au pouvoir merksiste en tant que tel et à lui seul. Les vétérans merksistes furent ainsi obligés de se soumettre à la surveillance de blancs-becs du SSE, à raison par ex. de deux agents spéciaux officiels par compagnies, sans compter les collaborateurs secrets ou parfois très occasionnels.

Certes, cette reprise en main, qui manquait beaucoup d'agents et de méthode, se fit très progressivement à partir de Keitorbra puis de Novkommounist (anc. Nonosse). Les conseillers valdisks n'étaient pas encore arrivés au S.O.D., mais le seraient très bientôt, pour mettre en place des méthodes éprouvées chez eux ; cependant le SSE territorien démarrait déjà, en matière de services secrets, sur les bases les plus solides héritées de l'ancienne République Démocratique Populaire d'AdMyria (RDPAM), il ne lui manquait que le personnel suffisant et adéequat.

Dans un tel climat de surveillance, Ludek, de par son rôle judiciaire et militaire, et de par ses contacts multiples bien que localisés, savait forcément des choses très importantes, et intéressait forcément le SSE. Par exemple, Ludek pouvait facilement savoir que untel, qui se cachait ici, était en réalité l'ex-ministre fasciste de la Culture nationale Dmitri Pajalousta, et qu'un autre, se cachant là, était en réalité le vieil archevêque d'El Futuro Louison de Dagfed. Sans compter cette égérie anarchiste, une "mégère" plutôt coriace, comment s'appelait-elle déjà, Baba Krdél? Que faisait-elle chez cette famille de mineurs de houille, sinon "fomenter l'agitation" ? Ces personnalités espéraient sûrement trouver un guide minuit pour les conduire, à travers les déserts obscurs et encaissés, vers le Kolozistan. Et leur présence, peut-être déjà connue des autorités, les rendait assez encombrantes et dangereuses dans un tel contexte en attirant sur elles et peut-être sur Ludek, les attentions.

Ludek était en outre déjà assez occupé comme cela par l'instabilité même de la situation locale. D'abord, ce fut aux "Rouges" de régler leurs comptes par la force. Ensuite, les anciens Droits avaient été rendus nuls et non avenus par décret. Puis la justice révolutionnaire merksiste, aux mains des membres du parti instaurés jugescomme Syneckŷ, fut désormais faite en fonction du "Criterium de justice" favorisant l'appartenance à la "classe travailleuse". Ces Juges furent ensuite secondés par des Jurys Populaires, ceux-ci étant également des membres locaux du parti.

Ce fut au Tribunal et à une heure tardive que deux agents disposant d'habilitations de niveau suprême se présentèrent à Ludek.
- Agents spéciaux Grdski et Zmliek.

Apparemment Grdski et Zmliek savaient beaucoup de choses de Ludek. Si le SSE avait envoyé deux AdMyriens de la capitale, et s'ils se présentaient civilement et directement à Ludek, c'était parce qu'ils considéraient que ça pouvait peut-être valoir le coup.

Ils essayèrent de le sonder sur ses sentiments. Ils se demandaient sans doute s'ils pouvaient éventuellement le recruter pour obtenir de lui qu'ils le renseignent fidèlement sur ses relations. Préférait-il pouvoir s'illustrer en vrai guerrier sur le terrain ? Ils tentaient de lui faire comprendre avec tact que plus il tenterait de monter en pouvoir et plus il avait intérêt à cesser son double-jeu, sinon, cela pouvait se terminer un jour… Mais en haut lieu on avait besoin d'organisateurs sérieux et loyaux… Ils étaient prêts à lui montrer qu'il s'était compromis un peu trop avec le fascisme, mais que cela pouvait se rattraper. Selon eux, compte-tenu de l'alliance du S.O.D. avec le Valdisky, il y aurait de moins en moins d'avenir, désormais, pour les « ennemis du peuple », mais les appareils du parti et de l'état avaient en revanche un besoin crucial de compétences, pourvu qu'on se montrât loyal. Sinon pourquoi ne pas tenter à la rigueur de former un parti, puisque le S.O.D. s'était engagé à des élections libres et démocratiques ?


_________________
Macsy Robespio, dit Convictine,
"Dirigeant Suprême",
Chef Suprême des Armées,
Directeur Général de l'Administration Militaire Populaire,
Chef de l'État Provisoire Populaire,
Président du Conseil de l'État Provisoire Populaire


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:32:03 (2018)    Sujet du message: Manigances fascistes à Elektriky

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